Le temps ne s'est pas arrêté pour eux
Éternelle culpabilité et des pensées qui tournent en boucle, qui ne mènent à rien, qui ne vont nulle part
Pourtant si bien entretenues qu’elles forment un jardin à la française composé seulement de mauvaises herbes
Tu les arroses chaque jour comme le prisonnier d’une serre et tu refuses d’abandonner, de tout lâcher
Les milliers de chemins qui s’offrent à toi et les milliers de toi que tu as enterrés en chemin s’affrontent au-delà de toutes ces spirales
Tu ne débats pas de la suite, tu ne choisis pas de voie, tu restes là et tu suffoques
Comme l’air est lourd.
Est-ce que donc tu te poses au milieu et passe une vie à te demander si tu aurais pu faire mieux ?
Cesse tes interrogations ; tu n’es pas un dieu et tu es encore moins monstrueux ; cesse et lève‑toi
La moitié de tes chaînes vient de ta haine ; jardinier des peines qui oublie l’instant présent
Et à présent, justement, tu pourrais fuir et connaître un instant de plaisir, mais ne fais pas cette erreur
Tu pourrais continuer à te punir en te sachant droit dans tes dires, mais ne fais pas cette erreur
La lune éclaire la nuit, le soleil se lève à sa fin, et même si c’est injuste, vois comme tu as encore faim
Pour accueillir un changement, accueillir la réalité et prendre ta main sans te surexcuser
Et je le sais car j’ai aussi été toi un jour, à ta place, et j’avais aussi des regrets ce jour, mais ça passe